GUIDE DE L'AIR

Un air plus sain se respire tous les jours

Aérer

L’air extérieur et l’air intérieur ne sont pas pollués de la même manière

• Certains polluants ne sont présents qu’à l’intérieur des logements.

D’autres sont présents à la fois à l’intérieur et à l’extérieur mais dans des concentrations différentes. Pour certains polluants, une concentration jusqu’à 15 fois plus importante à l’intérieur qu’à l’extérieur.


Aérer permet de diluer la pollution, mais pas de l’éliminer

Aérer 10 mn par jour hiver comme été permet de renouveler l’air intérieur et de réduire la concentration de polluants dans le logement. Seule la réduction des émissions de polluants à la source règle durablement le problème.

Ventiler

LA VENTILATION Elle peut être :

• Naturelle : l’air circule dans le logement par des entrées d’air « neuf » et des sorties d’air « pollué » (bouches et grilles d’aération),

• Mécanique : la VMC (ventilation mécanique contrôlée) est un système électrique de renouvellement automatique et continu de l’air.


La ventilation à elle seule ne suffit pas : il faut aussi aérer

Elle ne permet pas totalement d’évacuer les polluants et l’humidité excessive. Aérez largement en ouvrant la fenêtre aux moments de production ponctuelle d’humidité (pendant ou après une douche, pendant que vous cuisinez) ou lorsque vous utilisez des produits chimiques.

Tabac

Premier polluant présent dans les logements, environ 5 000 personnes décèdent chaque année du tabagisme passif. Fumer reste dangereux pour les habitants du foyer. Même en ouvrant les fenêtres, les composants de la fumée sont en partie absorbés par les rideaux, tissus, moquettes pour être émis plus tard dans l’air.

Que faire ?

Sortez toujours à l’extérieur pour fumer et demandez à vos invités d’en faire autant. Pour plus d’informations : www.tabac-info-service.fr • 39 89 (du lundi au samedi de 8h à 20h, appel non surtaxé)

Produits de bricolage & d’entretien

Les produits de bricolage (peintures, colles, solvants, vernis, vitrifiants, cires, décapants, diluants, laques...), certains matériaux de construction (laines de verre, de roche utilisées pour l’isolation thermique) peuvent dégager des éléments toxiques pendant et après les travaux. L’amiante et le plomb sont interdits pour les matériaux de bricolage.

Que faire ?

• Pendant les travaux, sortez régulièrement de la pièce pour faire des pauses.
• Aérez pendant toute la durée des travaux et plusieurs semaines après.
• Portez des protections adaptées (masque, gants, lunettes) lorsque vous manipulez des produits chimiques ou lorsque vous poncez.
• Refermez les récipients et rangez-les toujours hors de portée des enfants.

Produits de la maison

On utilise quotidiennement de multiples produits contenant des substances chimiques et qui peuvent présenter des risques pour la santé : intoxication, brûlure, allergie ou gêne respiratoire.

Que faire ?

• Aérez très largement pendant et après vos activités de nettoyage.
• Limitez-vous à quelques produits et réduisez les quantités utilisées.
• Ne mélangez jamais les produits entre eux, notamment l’eau de javel.
• Sortez vos plantes d’intérieur à l’extérieur ou ouvrez largement les fenêtres pour les traiter. Cela évitera que les pesticides ne se répandent dans l’air intérieur.

Monoxyde
de carbone

Gaz inodore, invisible, non irritant, toxique et mortel, le monoxyde de carbone résulte d’une combustion incomplète due au manque d’oxygène au sein d’un appareil utilisant une énergie combustible (bois, charbon, gaz, essence, fuel ou éthanol). Il agit comme un gaz asphyxiant et prend la place de l’oxygène dans le sang. Il provoque maux de têtes, nausées, fatigue (à faible dose), et dans les cas les plus graves le coma voire le décès. Chaque année, en France, près de 5 000 personnes sont victimes d’une intoxication au monoxyde de carbone et une centaine de personnes en meurent.


L’émission de monoxyde de carbone peut être provoquée par :
• Le mauvais entretien des appareils de chauffage et de production d’eau chaude.
• Une mauvaise ventilation ou aération du logement, surtout dans la pièce où est installé l’appareil à combustion.
• Une mauvaise évacuation des produits de la combustion via les conduits.
• Une mauvaise utilisation de certains appareils (chau ages d’appoint mobiles utilisés sur de longues durées, braseros utilisés comme mode de chauffage, groupes électrogènes placés à l’intérieur...).

Que faire ?

• Respectez les consignes d’utilisation indiquées dans le mode d’emploi de l’appareil (chaudière, chauffe-eau...).
• Chaque année, faites vérifier vos appareils par un professionnel qualifé et faites ramoner mécaniquement les conduits de fumée et de cheminée.
• Aérez régulièrement votre logement et ne bouchez jamais les entrées et sorties d’air.
• N’utilisez jamais en continu des appareils de chauffage d’appoint mobiles. Ils sont conçus pour une utilisation brève.
• Si vous devez utiliser un groupe électrogène, ne le placez jamais à l’intérieur du logement, même dans la cave ou le garage.

En cas d’intempéries, de grands froids ou de coupure d’électricité, soyez particulièrement vigilant car pour chauffer votre logement, vous pouvez être tenté d’utiliser des chauffages d’appoint en continu ou de placer les groupes électrogènes à l’intérieur, ce qui peut provoquer des intoxications au monoxyde de carbone.

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz inodore, invisible et mortel parfois en moins d’une heure.

Allergènes

Les allergènes sont des agents microscopiques qui provoquent des allergies. Ils peuvent provoquer des symptômes allergiques courants tels que des rhinites, de la gêne respiratoire, une infection des yeux.

Les acariens se développent dans la literie, les moquettes, les tapis, les tissus d’ameublement. Les allergènes d’animaux sont présents dans la salive ou sur les poils des animaux. Ils peuvent se retrouver dans le logement, partout où sont passés les animaux.

Que faire ?

• Eliminer régulièrement les poussières (sol, tissus d’ameublement…) en passant l’aspirateur et changez régulièrement les sacs d’aspirateur. Les aspirateurs équipés de filtres HEPA (Haute Efficacité pour les Particules Aériennes) sont les plus efficaces pour retenir les poussières.
• Nettoyez fréquemment les draps, couettes, oreillers et aérez régulièrement la literie.
• Limitez la circulation des animaux, notamment dans les chambres.
• Lavez régulièrement les animaux et brossez-les si possible à l’extérieur.

Humidités et moisissures

L’humidité excessive dans les logements provoque l’apparition de moisissures qui présentent un risque allergène et toxique. Elles apparaissent sur les murs, sols ou plafonds sous forme de tâches vertes ou noirâtres.

L’humidité provient d’un dégâts des eaux, infiltrations d’eau et remontées d’humidité par le sol, des « ponts thermiques » qui peuvent se former dans les pièces et de certaines activités produisant beaucoup d’humidité : douche ou bain, cuisine, séchage du linge à l’intérieur.

Que faire ?

• Recherchez la source de l’humidité : dégâts des eaux, infiltrations, ponts thermiques (zones de fortes déperditions thermiques où l’humidité peut se condenser)...
• Après une douche ou un bain, pendant ou après avoir cuisiné, pendant le séchage du linge, veillez à aérer beaucoup plus largement les pièces en ouvrant les fenêtres.
• Quand vous cuisinez, pensez à mettre un couvercle sur les casseroles ou activez la hotte aspirante.
• Etendez le linge à l’extérieur si possible ou dans une pièce bien ventilée, que vous pouvez aérer régulièrement.

Bougies parfumées
& encens

Les bougies parfumées et l’encens participent à la pollution de l’air intérieur. Faire brûler de jolies bougies parfumées, de l’encens… Agréable ? Romantique ? ...

Toxique, surtout ! Ces « désodorisants à combustion » ne sont pas anodins et constituent une pollution de l’air intérieur, d’après une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Avec en moyenne 80% de notre temps passé dans des espaces clos (sans compter les transports), la qualité de l’air intérieur n’est pas à prendre à la légère.


Selon un sondage TNS Sofres, 68% des utilisateurs de bougies parfumées et 58 % des utilisateurs d’encens pensent que cette pratique n’a pas d’effet sur la qualité de l’air intérieur, voire peut avoir un impact positif. Respectivement 23% et 27 % d’entre eux utilisent même ces produits dans l’objectif de l’améliorer.

Pourtant, en brûlant, ces bougies et encens dégagent des produits polluants comme du benzène ou du formaldéhyde. Une trop grosse concentration de ces produits peut conduire à des risques d’irritation des voies respiratoires, voire, à long terme, à une augmentation du risque de cancer pour les utilisateurs intensifs.

Que faire ?

• Privilégier les encens présentant le moins de matière (par exemple, pour un même encens, brûler un bâtonnet fin est préférable à brûler un cône ou de gros morceaux de résine).
• Ne pas respirer directement la fumée
• Limiter la fréquence d’utilisation et d’éviter d’en utiliser en présence de personnes dont le système respiratoire est plus sensible (enfants, femmes enceintes, personnes asthmatiques, personnes âgées, etc.).
• Ne pas brûler plusieurs produits simultanément.
• Après utilisation, il est conseillé d’aérer la pièce pendant au moins 10 minutes.

Benzène, formaldéhyde... Tant de produits néfastes pour la santé contenus dans les bougies et encens

Plus de 30 polluants retrouvés dans nos maisons


Une fois émis dans l’atmosphère, certains des composés organiques semi-volatils sont capables de se fixer sur les surfaces (meubles, murs, sols) pendant plusieurs années.
Afin d’évaluer la présence dans l’air intérieur de ces particules invisibles à l’œil nu, les scientifiques ont prélevé 145 échantillons de poussières provenant de sacs d’aspirateur et 285 échantillons issus de filtres pour l’étude de l’atmosphère.

Les résultats montrent qu’un nombre important de ces substances chimiques est présent dans nos foyers. Ainsi, dans les poussières au sol, 32 composés sur 48 substances recherchées ont été détectés dans près des deux-tiers des logements (67%). Et dans l’air, 35 des 66 substances recherchées étaient présentes dans plus d’un logement sur deux (53%). L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur précise également que « certains de ces composés organiques semi-volatils, notamment les phtalates (plastiques souples) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (résidus de combustion), sont détectés dans quasiment tous les logements, à la fois dans l’air et dans les poussières ».

Alors n’oubliez pas


• Aérez votre logement au moins 10 minutes par jour et davantage quand vous bricolez, cuisinez, faites le ménage, faites sécher du linge à l’intérieur ou prenez une douche ou un bain.
• N’entravez pas le fonctionnement des systèmes d’aération, entretenez-les régulièrement.
• Ne fumez pas à l’intérieur, même fenêtres ouvertes.
• Faites vérifier chaque année les appareils à combustion et installations par un professionnel.
• Evitez d’utiliser les chauffages d’appoint combustibles mobiles en continu et les groupes électrogènes à l’intérieur.
• Respectez les doses d’utilisation des produits d’entretien, d’hygiène et de bricolage conseillées sur l’étiquette.
• Soyez encore plus vigilante si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

Contacts utiles


ADEME
Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
www.ademe.fr

ANAH
Agence Nationale pour l’Habitat
www.anah.fr

Asthme & Allergies
www.asthme-allergies.org

OQAI
Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur
www.air-interieur.org

Guide de l'air
Conseils